Nagano en famille : le guide honnête pour ne pas se planter

nagano- skier au Japon

Skier au Japon, un rêve pour beaucoup et pour cause : la neige y est exceptionnelle, que ce soit à Hokkaido ou dans la préfecture de Nagano.
Pendant les vacances de février, et le Nouvel An Chinois, nous avons décidé de poser nos valises du côté de Nagano pour quelques jours sur les pistes.

Organiser un séjour ski au Japon demande un peu de préparation, mais croyez-nous, le jeu en vaut largement la chandelle. Entre paysages magnifiques, poudreuse incroyable et expérience unique, c’est une aventure à ne pas manquer.

Est partagé ici tout ce qu’on a appris en chemin : les bons plans, les petites galères à éviter, et surtout comment profiter à fond de cette expérience hors du commun ⛷️❄️

Tout savoir sur le transport

Afin de skier à Nagano, il faut prendre un vol jusqu’à à Tokyo puis 2 options sont possibles pour atteindre la montagne : 

1- Louer une voiture à l’aéroport 

2- Prendre le Shinkansen de Tokyo à Nagano (ou autre arrêt selon la station où vous allez skier). L’hôtel vous enverra les indications. 

Nous avons opté pour le train, plus simple à gérer en cas d’imprévu type tempête de neige le jour de notre arrivée. 

Néanmoins, conduire de Tokyo jusqu’aux stations est tout à fait faisable; pensez à vérifier la démarche pour enregistrer votre permis de conduire, selon sa provenance!

Billets de train : 

Il est possible d’acheter ses billets de train sur certains sites, comme Japan-travel, mais les prix seront multipliés par 2 voire 3.  La vente des billets est ouverte sur le site officiel ci-dessous un mois avant le départ. Tout billet acheté avant sera un « pre-booking ».

Voici les différentes étapes  

Étape 1 : Inscrivez-vous sur www.eki-net.com pour créer un compte. 

Étape 2 : Un mois avant le départ, connectez-vous à votre compte pour réserver vos billets.

Même si vous utilisez Google Translate, saisissez les noms des gares de départ et d’arrivée en Kanji : votre application de traduction vous fournira les noms en Kanji, mais attention à la traduction des noms des stations sinon le site ne trouvera pas votre gare ou pire encore vous pourrez vous retrouver à une autre station!

La Green Car est équivalente à la “classe affaires “ du TGV.

Étape 3 : Lors de la réservation de vos billets de train, deux options vous seront proposées :

• billets imprimés à retirer au guichet de la gare

ou

• billets numériques.

Mon conseil est de ne pas opter pour les billets numériques surtout si vous avez des billets tarif enfant. Les billets numériques doivent être jumelés à une carte de transport locale comme Suica ou Pasmo. C’est une carte de transport similaire à notre Ez-link. Ces cartes peuvent être pré-installées sur votre mobile mais il faut une carte par personne. Donc vous serez coincés si vos enfants n’ont pas de téléphone. De plus, pour une raison qui nous dépasse, il était impossible de jumeler le billet de train enfant à une carte physique. En conclusion, soyez moins écolos et prenez les billets papier. Il est très facile de les retirer aux bornes à la gare.  

Notes :

  1. Le site www.eki-net.com est mis a jour presque tous les jours entre 23:00 et 1:00 du matin. Ne prévoyez pas de prendre vos billets au milieu de la nuit / début de soirée en France!
  2. Quand vous retirez vos billets aux bornes de la gare, vous allez avoir 2 tickets par personne (un ticket avec tarif et un autre sans tarif), il faudra insérer dans la machine les 2 tickets en même temps (et si vous aviez pris le Narita express et que vous faites un transfert à Tokyo Station, surtout ne jetez pas le ticket du Narita Express, insérez le avec les 2 autres donc 3 tickets en même temps)
  3. Et pour finir, contrairement aux billets de train qu’on recommande de booker à l’avance, les billets du Narita express s’achètent facilement à la gare. Ne les achetez pas sur les sites qui ont l’air « legit » mais qui ne le sont pas sauf si vous avez envie de payer trois fois le prix , c’est du vécu 😊

Logement : ce qu’on aurait aimé savoir avant de réserver

logement ski japon
White tree lodge

Réserver ses vacances de ski au Japon un an en avance n’est pas un mythe. On a découvert que les skieurs deviennent souvent des habitués des lodges qu’ils fréquentent et à la fin du séjour. Ils pré-bookent pour la prochaine saison. Résultat : les hébergements bien situés partent quasiment un an à l’avance.

Le pic de la saison est atteint autour du Nouvel An Chinois. Nous y allions exactement pendant cette semaine, ce qui a réduit encore plus le choix de logements.  

La neige au Japon n’attire pas uniquement les Asiatiques de la région mais aussi les Australiens qui sont de plus en vacances d’été pendant « nos vacances d’hiver ». 

Voici donc notre retour d’expérience, station par station.

Nozawa Onsen : le coup de cœur manqué

C’était notre premier choix : un village traditionnel plein de charme, une belle station de ski, une ambiance authentique… Sur le papier, parfait. Dans la réalité ? Complet. 100% des hébergements affichaient « sold out » sur Booking, Trip et Agoda. Il faut dire que nous voyagions pendant le Nouvel An Chinois, période ultra-chargée.

Mais au-delà de ça, on nous a expliqué la règle d’or de Nozawa Onsen : si vous voulez skier là-bas, réservez en Juin au plus tard pour la saison suivante. Les habitués donnent leurs dates au propriétaire du lodge en fin de saison pour être inscrits dès l’ouverture des réservations de l’année suivante. Autant dire qu’il faut s’y prendre tôt.

Côté pratique, la station dispose d’une école de ski avec des moniteurs anglophones (Australiens pour la plupart), et le village regorge de petits restaurants sympas : pensez à réserver. 

Pour y accéder depuis Tokyo, c’est le Shinkansen jusqu’à Iiyama, puis un bus d’une trentaine de minutes. Iiyama est le premier arrêt après Nagano. L’hébergement vous fournira les horaires de bus à l’avance.

Tangram – Madarao : l’option pratique

Tangram et Madarao sont deux stations reliées, ce qui est déjà un bel avantage. À Tangram, il existe un hôtel ski-in/ski-out, le « Tangram Madarao Ski Resort Circus », idéalement placé entre les deux domaines, juste au pied des remontées principales. Les avantages sont réels : location de matériel sur place, séchoirs, demi-pension disponible (ce qui simplifie vraiment les soirées), onsen et piscine. L’école de ski est en japonais, mais celle de Madarao, avec ses moniteurs anglophones, est facilement accessible.

Nous n’avons pas réussi à y trouver une place. Les chambres ne sont pas luxueuses mais pour une famille dans laquelle tout le monde ne skie pas ou si les enfants veulent prendre des cours, c’est clairement l’option la plus pratique.

Pour y accéder depuis Tokyo, c’est le Shinkansen jusqu’à Iiyama, puis un bus d’une trentaine de minutes. 

Tangram Village : notre expérience, sans filtre

Faute de mieux, nous avons posé nos valises dans un lodge ski-in/ski-out du village de Tangram. A quelques minutes à pied du télésiège 6 (lift 6). Idéal pour les skieurs. Mais pas pour nous, puisqu’un  enfant débutant ne pouvait pas rejoindre les cours en anglais à Madarao, le lodge ne proposant pas de navette. On s’est donc rabattus sur un moniteur privé réservé à l’avance (pas le meilleur), résultat : zéro progrès, beaucoup de frustration.

Le côté positif, car il y en a un! Le matériel de location était de très bonne qualité. 

Une fois les skis rangés, le village change de visage. Passé 16h30, tout s’endort et l’animation se fait rare. L’onsen le plus proche ? Comptez 30 minutes à pied : une promenade très agréable par temps sec.

Pour les repas, quatre restaurants se partagent le village. Nous en avons testé trois, en espérant trouver cette atmosphère japonaise chaleureuse qu’on imaginait. Elle était bien là… mais dans un seul établissement, tenu par une famille japonaise.

Petits conseils : 

  • Si vous optez pour un moniteur privé : réservez bien à l’avance, au risque de vous retrouver sans solution le jour J.
  • Si vous souhaitez explorer la région au-delà du village (ça vaut le détour!) une voiture devient vite indispensable. L’idéal serait de prendre le Shinkansen jusqu’aux stations puis de louer une voiture à la station. Notre lodge proposait ce service et j’imagine que les autres lodges le font aussi.
  • Ne vous limitez pas aux offres de Booking ou Agoda, contactez les hôtels en direct. 

Et l’année prochaine ?

ski japon

Si on repart dans cette région (et l’envie est là!) ce sera Madarao ou Tangram, mais avec un hébergement aux pieds des pistes. Le village de Tangram, oui, mais avec une voiture de location. 

Nozawa Onsen reste dans un coin de notre tête… à condition de réserver dès maintenant. Leçon retenue.

En résumé : skier au Japon, ça se mérite. Ça se prépare des mois à l’avance, ça demande de la patience et parfois quelques compromis. Mais quand vous vous retrouvez sur une piste enneigée, entourés de montagnes japonaises dans un silence presque irréel, vous comprenez immédiatement pourquoi tout le monde en parle, et pourquoi on en rêve déjà pour l’hiver prochain. 

Ranou

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